Les méfaits de la cigarette électronique

Non recommandée et pourtant d’usage non découragé, la cigarette électronique est le sujet de nombreuses controverses. Pour vous éclairer dans votre choix, voici les détails de ses méfaits.

Plus dangereuse ?

Créée en 2005, la cigarette électronique a été conçue pour aider à arrêter la dépendance au tabac chez les fumeurs. D’invention récente, elle n’a encore été soumise qu’à peu d’études en matière de sécurité. En 2014, les données scientifiques attestant l’efficacité ou la sécurité de l’e-cigarette étaient déclarées comme insuffisantes, et ce, par la Haute Autorité de Santé elle-même. Bien entendu, on reconnaissait la présence de substances toxiques dans la vapeur inhalée du tube mais celles-ci étaient déclarées moindres comparées à celles contenues dans la cigarette classique. Une étude japonaise a affirmé que la fumée contenue dans le vapoteur contenait du formol, une substance reconnue comme cancérigène. Pour ajouter encore plus de poids aux arguments contre ce dispositif censé être une alternative aux cigarettes traditionnelles, une étude américaine a mentionné la formation de formaldéhyde au bout de la transformation de la nicotine alors que le formaldéhyde serait 10 fois plus cancérigène que le tabac conventionnel.

De quoi est composée la cigarette électronique ?

Techniquement, l’e-cigarette est un réservoir contenant un liquide chauffé par une résistance grâce à une pile électrique. Des recherches récentes (voir blog source ont été effectuées avec une machine qui inhalait de la vapeur avec différents voltage pour mesurer le seuil de formation du formaldéhyde à partir de la nicotine, du propylène-glycol et de la glycérine. Le constat a été clair. Au-dessous de 3,3 volts, le liquide contenu dans le réservoir ne produisait pas de formaldéhyde. Toutefois, au-dessus de 5 volts, on avait un taux plus élevé de formaldéhyde que lors de la combustion d’une tige de cigarette classique. Selon la même étude, fumer 3 millilitres du liquide contenu dans ce réservoir au cours d’une journée équivaudrait à ingérer 14 mg de formaldéhyde. Le seul avantage de ce dispositif serait qu’il ne fournirait pas les 4000 différentes substances dangereuses contenues dans la cigarette traditionnelle.

Des composants au danger notoire

Bien que les quelques études menées sur la question, notamment celle de 2013 par la revue « 60 millions de consommateurs » affichent des constats contradictoires, les dangers ne sont pas moins évidents. A l’époque, l’Office Français de prévention du Tabagisme avait affirmé la présence de substances potentiellement cancérigènes dans les cigarettes électroniques mais en même temps a nié l’effet cancérigène de la cigarette elle-même. Cette étude, en particulier, a permis de mettre en évidence trois composés. Le premier produit, le formaldéhyde figure parmi les cancérigènes de groupe I (cancérigènes avérés) dans le classement du Centre International de Recherche sur le Cancer. Le second, l’acroléine dans le groupe 3, est un dérivé de la glycérine obtenu par déshydratation et détient des propriétés irritatives. Enfin, le troisième produit, l’acétylaldéhyde est un cancérigène possible du groupe 2B. Les données chiffrées sont manquantes pour donner une interprétation précise des résultats. Cela n’exempte pas de tirer des conclusions sur le caractère potentiellement cancérigène de l’e-cigarette.

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